La rosacée

La rosacée est une maladie dermatologique principalement localisée sur le visage (parfois à l’intérieur de l’œil) et impliquant le système veineux. C’est une évolution « acnéique » de la couperose qui de part une mauvaise circulation entraîne la dilatation des petits vaisseaux sanguins et des rougeurs diffuse (joues, nez, front…). Cependant, l’acné sous toutes ses formes n’a pas le même mécanisme de fonctionnement que cette maladie.

 Il existe 3 stades d’évolution de la maladie 

La forme vasculaire qui va se traduire par des rougeurs diffuses plus ou moins visibles et/ou parfois additionnée de petits vaisseaux violacées par transparence ainsi que d’une sensibilité exacerbée de la peau. Selon le degré dans ce stade, parfois la peau « calme » (sans rougeurs) va se manifester sous forme de « flush », ce sont des rougeurs parfois accompagnées de bouffées de chaleurs qui apparaissent dû à certains facteurs (soleil, boissons chaudes, activité sportive intensive, alcool…) et disparaissent après quelques heures.

La forme papulo-pustuleuse « Mr glamour bonjour » se définit par des rougeurs diffuses permanentes accompagnés de papules (infectieuses) ou pustules (boutons à tête blanche) parfois douloureux dû à l’inflammation de la peau c’est pourquoi pendant des années, la médecine a assimilée ces lésions à de l’acné…

La forme hypertrophique nommée rhinopharma qui est le stade de la maladie le plus délicat et considéré comme une complication de la rosacée. Elle est aussi la plus rare et cette évolution est souvent diagnostiquée chez les hommes. Elle se traduit par des rougeurs diffuses, des boursouflures, de papules, de pustules accompagnés d’un épaississement et d’une dilatation des pores de la peau.

On ne connaît pas les causes exact de cette maladie

Le constat est qu’elle touche principalement les femmes nordiques (mondialement parlant) avec une peau claire et très peu les méditerranéens voir jamais les peaux métissées et noires. Très souvent elle est diagnostiquée après 30 ans et on sait que certains facteurs joue un rôle dans le développement de cette maladie. Elle est très instable et « va et viens » selon le patient et l’environnement.

Le climat (et tout ce qui concerne la température en général) est un facteur très important à prendre en compte car le système vasculaire, si petit soit-il au niveau du visage est très sensible aux changements de températures et particulièrement aux extrêmes. C’est pour cela que cette maladie est très développée dans les pays nordiques au climat très froid car le passage du chaud en intérieur au froid en extérieur peut faire apparaître ou faire évoluer la rosacée.

Le soleil est le pire ennemi de la rosacée en période de développement, il peut considérablement aggraver l’état de la peau par ses rayons UV  ou faire évoluer la maladie d’un stade à l’autre…

Autre environnement en lien direct entre la température et la rosacée est l’environnement professionnel. Beaucoup de salariés font un métier qui les confrontent chaque jour à des changements de températures (froid ou chaud) tel que les métiers des matériaux thermiques (souffleur, fondeur etc…), les artisans qui travaillent les produits frais en chambre froide (bouchers…), les pompiers, les cuisiniers, les corps de métiers alpins (guides, sécurité…), les métiers du bâtiment (couvreur, charpentier…) la liste est longue !

L’alimentation joue un rôle (comme pour beaucoup de choses). Il a été constaté que l’alcool (sans être responsable de l’apparition) accentuerais les « flush ». Les boissons chaudes et les plats épicés influencerais également au quotidien les symptômes en favorisant les bouffées vasomotrices.

La génétique a très probablement une influence sur cette maladie, comme beaucoup d’autres. Cela n’a cependant pas été prouvé scientifiquement.

Il existe une cause médicamenteuse. La prise de corticoïde sur une durée prolongé peut déclencher cette maladie…

Les conséquences psychologique de cette maladie de peau, à quel stade que se soit, sont majeur. La couleur rouge dans notre interprétation est très négative et cela peut véritablement influencer la vie sociale et professionnelle…

Les traitements

La mauvaise nouvelle c’est que c’est une maladie incurable « Ouh, duurrrr » concrètement la personne qui a une rosacée sera suivie et traitée (si elle le souhaite) toute sa vie au moins pendant les périodes où les symptômes apparaissent.

! Il est nécessaire de ce faire diagnostiquer par un spécialiste (dermatologue ou ophtalmologue) avant d’entreprendre quelconque traitements car cette maladie est souvent confondu avec d’autres (acné virulent, dermatite etc…) !

Il existe plusieurs traitement et selon les dermatologues cela varie. Le premier étant :

Les traitements locaux

Ils se présentent sous forme de crème. Les plus utilisés en premier lieu sont ceux à base de Métronidazole (type Rosex ou Roséliane). Il existe aussi ceux à base d’Acide azélaïque (type Finacéa) ou encore à base de Péroxyde de benzoyle, de Dalacine topique, d’Erythromycine qui fonctionne bien chez certains pour combattre les inflammations (boutons rouges).

A noter qu’il est préférable de ne pas traiter avec des corticoïdes car même si leurs actions est rapide et efficace dans un premier temps, ils peuvent aggraver à long terme et faire revenir la Rosacée plus rapidement… « Et ça, on aime pas ! »

Les traitements par voie orale

Si vraiment les traitements locaux seul ne fonctionnent pas, ils peuvent être remplacé ou ajouté à un traitement local pour suspendre les conséquences de la Rosacée.

La seule molécule prescrite en France de la famille de la Tétracycline, est la Doxycycline qui est un antibiotiques. Ce médicament réduit considérablement l’action de la maladie ainsi que tout autre problèmes d’acné… Il est conseillé d’être prescrit entre 6 à 12 semaines et peut être prolongé, diminué en dosage jusqu’à la prochaine poussée…

Il existe aussi le Métronidazole qui peut- être prescrit plutôt sur une courte durée, 1 mois et par la suite en diminution entre 2 et 3 mois.

Un dérivé de la Vitamine A, comme l’Isotrétinoïde, est dans certains cas prescrit si d’autres traitements oraux ne fonctionnent pas ou si ils sont mal toléré.

Les opérations dermatologique

Le laser dit « vasculaire » (KTP), « à colorant pulsée » ou La lampe pulsée (LIP) sont des pratiques dermatologique qui tendent à effacer les petits vaisseaux sanguins dû à la couperose et les rougeurs souvent présentes lors d’une Rosacée persistante. Ces méthodes permettent d’éliminer les flush et les bouffées de chaleur dans la plupart des cas en quelques séances (de 2 à 6 env).

Ces traitements sont définis par une bonne efficacité et des douleurs modérées à intense (selon le degré de résistance de chacun). Dans tout les cas, le résultat n’est pas défini avant quelques semaines, il faut s’armer de patience…

Voilà, pour ceux et celles qui se posaient des questions à ce sujet ou qui ne connaissaient pas, j’espère que ça vous aura aider à y voir plus clair tout comme moi qui est atteinte de cette maladie de peau…

A bientôt ! : )

Sources :

www.dermato-info.fr

Interview du Dr Deshayes – Dermatologue

Catherine Gauchet – Dermatologue

www.abimelec.com

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